Gestion durable des sédiments de dragage des ports
L’objectif de ce projet est de lever les principaux verrous qui s’opposent à la rédaction d’une méthodologie d’évaluation des risques adaptée à la problématique du stockage à terre des sédiments de dragage des ports traités. Ce type de méthode, largement utilisée dans le monde pour la gestion de matériaux pollués dans d’autres contextes est encore peu pratiqué en France, mais on assiste actuellement à un véritable regain d’intérêt compte-tenu de leur caractère incontournable pour la validation de nouvelles filières.Les principaux blocages scientifiques qui s’opposent à la rédaction d’une méthodologie d’évaluation des risques écologiques dédiée aux dépôts de sédiments marins sont, pour l’essentiel, liés à une compréhension encore très partielle des différents mécanismes physiques, chimiques et biologiques. Ces mécanismes interviennent lors du stockage à terre de tels matériaux salins pollués, notamment lors de la phase de mise en dépôt, puis sous l’action de la pluie, et enfin lors du contact des eaux potentiellement contaminées qui en résultent avec les écosystèmes continentaux en présence. Ils concernent en particulier la nécessaire prise en compte de la problématique des changements d’échelles spatiales et temporelles en vue d’une prévision réaliste des émissions de polluants et de leurs (non) impacts à long terme sur l’environnement.L’étude de ces mécanismes et de leurs interactions a fait l’objet d’avancées significatives au cours des dernières années sur le plan national.
Porteur
École Nationale des Travaux Publics de l’État
Partenaires industriels
In Vivo, INERIS, Insavalor
Partenaire institutionnel
Conseil général du Var, Conseil général du Finistère
Partenaires recherche
INSA Lyon, BRGM, CETMEF, Institut national de l’Environnement industriel et des risques
Budget
1 635 k€
Cofinanceurs publics
ANR